Sur le tarmac 2020

Max et Pierre-Henri Chuet, père et fils aviateurs

Max et Pierre-Henri Chuet, forment un vrai duo d’aviateurs Père-fils.
A 15 ans, Max le Papa, entre en Aviation par le planeur à Beynes dans les Yvelines.
Le 2 novembre 1973, il s’engage dans l’Armée de l’Air comme élève Sous-Officier, promotion 73/6 et commence sa formation à Cognac d’abord sur Fouga, puis sur T-33 à Tours et enfin à Cazaux sur Mystère IV. Il est macaronné en 1976.
En 1977, il devient moniteur à Salon de Provence pendant un an.
De 1978 à 1984, il est basé à Strasbourg-Entzheim où il pilote les Mirage III R et RD.
En 1981, il passe avec succès le concours d’Officier de Réserve en Situation d’Active où il entre major.
Le 7 décembre 1983, lors d’une campagne de tir à Solenzara, en Corse, à la suite d’un phénomène de ricochet lors d’une passe de tir, il entre dans un club très fermé quand il est contraint de s’éjecter de son Mirage IIIR n°332. Son siège Martin Baker fait parfaitement son office, il sort de cette aventure indemne.
De 1984 à 1986, il retourne à Cazaux sur Mirage IVA dans le cadre de la dissuasion nucléaire. Le Mirage IVA est alors un vecteur de la bombe nucléaire.
En 1987, il est affecté de nouveau à Cognac et devient moniteur et présentateur sur Epsilon. Il est alors chargé de la standardisation des élèves et à cette occasion il forme la première élève pilote féminine de l’Armée de l’Air.
De 1988 à 1991, il part en échange avec la RAF à Linton-on-Ouse en Grande-Bretagne sur Jet Provost et cette fois il forme le première femme pilote de la Royal Air Force.
Fin mai 1991, il termine une carrière militaire de 17 ans au grade de Capitaine.
En juin de la même année, Max entre chez DFS, Dassault Falcon Service et vole sur les Falcon 10,20,50 EX, 900 en aviation d’affaires, avant d’intégrer la ligne, chez Corsair, sur Airbus A330 en mai 1999.
En décembre 2019, il prend sa retraite après une belle carrière aéronautique de quarante-six années.

 

Grand sportif, son fils Pierre-Henri se passionne d’abord pour la voltige aérienne avant de réussir son concours d’Elèves Officiers Pilotes de l’Aéronautique Navale (E.O.P.A.N) en 2006.
Il commence sa formation sur la Base d’aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, sur CAP 10, la poursuit sur T-27 Tucano à Salon de Provence avant de partir aux USA en 2008, d’abord sur T-34C Mentor puis sur Jet d’entraînement T-45C Goshawk avec lequel il réalise ses premiers appontages. Il reçoit ses Wings of Gold en février 2010.
Il rentre en France à Landivisiau où il pilote le SEM Super-Etendard jusqu’en 2014 et passe sur Rafale M. En novembre 2015, après les attentats du Bataclan, il participe à plusieurs missions sur l’Irak. Pierre-Henri, qu’on a baptisé du callsign de « Até » en rapport à un jeu de mot sur son nom de famille, a gravi tous les échelons de la chasse embarquée, sous-chef de patrouille, qualification « Hibou », d’appontage de nuit, chef de patrouille pour finir instructeur et pilote de démonstration du Rafale M en meeting aérien.
C’est au Paris – Villaroche Air Legend, en septembre 2018, qu’il passe sa dernière journée en uniforme, il quitte la Marine Nationale au grade de Lieutenant de Vaisseau.
« Até » qui a mûrement réfléchi et préparé sa reconversion intègre la ligne comme son père mais chez Air Canada sur Boeing 737 Max. En mars 2019, après deux crashs, le 737 Max est suspendu de vol et Pierre-Henri qui a subi un soudain problème de santé, remplit avec avidité son temps disponible en développant sa société, en intervenant comme conférencier en entreprises et en lançant sa chaîne YouTube qui connait depuis le début du confinement un succès fulgurant. Il a écrit un livre, D.brief où il adapte les principes de ce qu’il a appris en tant que pilote de chasse à la vie personnelle et professionnelle et que vous pourrez vous procurer et lui faire dédicacer pendant le meeting.

Max et Pierre-Henri Chuet Max et Pierre-Henri Chuet